Une cicatrisation en forme de gouttes de sang coulant, roulant,moulant sur ma jambe…

(Malaise dans l’utérus)

C’est étrange : depuis que je ne suis née, je suis dysfonctionnelle. Je ne corresponds à rien, marginale, toujours bizarre, à rien faire comme les autres. Toujours à l’écart, jamais intégrée, seule, belle peut-être mais seule. L’inaccessible, encore maintenant, était mon quotidien,  le seul état connu de moi.

Je croyais que je partageais cette singularité avec les autres, celles que j’admirais, les recluses, les artistes, les aventurières, les poétesses.Certains secrets et ouvertures se refusaient à moi, et même celles qui préférent les filles aux garçons y parvenaient. Pas moi.

Jusqu’à aujourd’hui. Un ventre empli d’un commencement de vie. Une fabrication, une oeuvre, une nouvelle création. Viable, et vivante, jusqu’au bout…

Et l’acte fatidique, si peu évoqué mais connu de tous , sujet de débat, et non sujet de fiction.

La banalité, comme toutes les femmes : des ovaires qui fonctionnent, un ovule sain, une rencontre rapide et facile.

Je suis devenue comme tout le monde, et je ne sais pas si ca fait du bien.

Véganisme

Je ne serai pas longue : cette réflexion éclair pourrait blesser ou ne pas être comprise. Pourtant, ici, je ne veux froisser personne, juste interroger.

L’exploitation animale par l’homme est un fait avéré : chaque jour, des millions d’animaux sont torturés , encagés, entassés, blessés, engraissés et tués dans d’atroces conditions pour fournir une nourriture en abondance. Cette exploitation odieuse, une espèce d’esclavage , se maintient dans le seul but de renflouer les caisses des entreprises alimentaires du Cac40-donc de renforcer le système capitaliste. Il est urgent de lutter contre cette industrie indigne et inhumaine.

Le végétarisme et le véganisme sont d’excellentes attitudes à adopter pour lutter efficacement contre l’exploitation  animale. En effet, en refusant d’acheter les produits issus de cette exploitation, on fait perdre de l’argent aux exploitants( ce qui finit malheureusement à la poubelle) et on peut limiter ce trafic.

Je pense que l’on peut devenir végétarien et vegan si on refuse d’introduire toute forme de violence dans sa vie. Les anciennes traditions végétariennes sont issues de cette sagesse non violente. Le refus de consommer de la viande était motivé par une aversion d’infliger la mort à d’autres êtres vivants, et de se nourrir de cette mort. La violence qu’ils excluaient de leur mode de vie leur permettait d’harmoniser leur corps et leur esprit, et de vivre hors de la violence et de la souffrance.

Je crois réellement à la moralité de ces principes et je les admire.

Je ne crois pas cependant en leur potentialité de subversion et de lutte contre le capitalisme.

Les substituts aux protéines contenus dans la viande et les oeufs tels que le soja ou les lentilles roses font parties des plans de culture les plus exploités au monde. L’agriculture intensive que réclame une productivité en vue d’une industrie capitaliste est destructeur pour les sols et pour les animaux qui y vivent. Ces productions vont directement aux supermarchés, les mêmes qui à l’origine de l’exploitation animale. La culture du soja , si elle continuait à s’intensifier,  serait aussi catastrophique pour l’environnement,  la consommation d’eau et d’engrais que les autres cultures et autres exploitations animales et /ou humaines.

Le capitalisme détient aussi cette espèce de génie comme l’avait compris Jean Baudrillard de s’emparer des formes de contestation pour l’utiliser à son profit : en effet, les grandes marques préparent maintenant des produits à base protéines végétales dont ils font la promotion et qu’ils vendent allègrement. Si un jour, le végétarisme devenait « dominant » dans la société, le capitalisme s’adapterait bien,et ne vendrait que ce genre de produits. Toutefois, il est vrai, nous en aurions fini avec l’exploitation animale, ce qui serait une avancée majeure dans l’histoire de l’humanité.

 

Le capitalisme ne peut s’effondrer que par un changement radical de nos modes de production , pas de nos modes de consommation ou de nos habitudes alimentaires.

Publicité visionnaire

Carrefour – Act For Food – Fruits et légumes à prix imbattables

Une publicité Carrefour passe à la télévision ces derniers temps : un vieil homme est en train de cultiver un potager  de fruits et légumes dans le but certain de vivre en autonomie et de se nourrir par lui-même. Une voix sort de terre , ersatz de Carrefour , et lui conseille de délaisser son jardin pour se rendre dans un magasin de la marque et s’y fournir en nourriture.

Que doit-on retenir de cette scène étrange ? J’y vois une peur inconsciente (ou consciente peut-être, que sais-je? ) de la multinationale devant l’augmentation des projets d’autosuffisance et d’autonomie alimentaire. En effet, de tels projets feraient couler le chiffre d’affaires des entreprises du Cac 40 spécialisés dans l’hyper et le supermarché.

Cette pub est un aveu d’impuissance , et quelque part de bêtise : Carrefour tente de convaincre un homme de délaisser son champs qui le rend indépendant, libre et qui ne coûte rien,  pour venir acheter ( c’est-à-dire dépenser de l’argent, et qui dit dépense, dit besoin de salaire) dans son magasin ce qu’il est capable de produire lui-même. L’issue de la pub est ridicule : l’homme est charmé et cède aux requêtes de la voix terreuse. L ‘absurdité d’une telle fin dévoile la crainte profonde de nos capitalistes de perdre leurs gains précieux.

Elle montre aussi que l’idée de décroissance fait son chemin et qu’elle séduit de plus en plus de personnes. La concentration de chaînes et la dépendance alimentaires sont d eplus en plus contestées, et les rapports de force du capitalisme de plus en plus interrogés.  Les produits des hypers et supers sont de mauvaise qualité-y compris les produits bios onéreux, tandis que les produits en permaculture sont naturels et sains. On peut, avec de la pratique, en obtenir soi -même. Alors pourquoi aller dépenser et consommer? Je renverse donc la publicité : pourquoi aller acheter de la merde et enrichir des connards déjà milliardaires (qui appauvrissent les paysans, l’égoisme étant le principe du capitalisme) quand tu peux subvenir à tes besoins sainement et proprement?

 

Le temps de la consommation est bientôt révolue, et cette publicité tente de résister à cette tendance. Réjouissons-nous de cette peur qui se fait sentir au sein des gros dirigeants. Nous pouvons transformer cette peur en désespoir pour que nous sortions enfin des circuits économiques alimentaires et que nous devenions autosuffisants et libres.

 

Féminisme sans capital

La société a été, est et reste (encore aujourd’hui ) patriarcale. Cet état s’est traduit dans les faits par la relégation des femmes aux tâches exclusivement domestiques, aux déplacements limités encadrés par le père , le frère, le mari ou le fils aîné, de pratiquer le métier souhaité, d’étudier les matières considérées comme difficiles, de s’épanouir dans les arts et la littérature, de moqueries de la part des hommes sur leurs capacités intellectuelles et physiques et de les considérer seulement à l’aune de la séduction,  de voir leurs sexualité et leur maternité contrôlées par la gente masculine ;dans le droit par la dépendance économique,  la permission légale des hommes pour organiser leurs leurs travaux et de disposer de  leurs salaires, de participer aux activités citoyennes, de gérer leurs comptes, d’obtenir un domicile et bien d’autres aliénations.

Les femmes se sont soulevées contre ces injustices et ont obtenu en un siècle plusieurs avancées : la contraception(même si le combat n’est pas terminé), une certaine autonomie, le droit de disposer de son salaire, le droit et les moyens de se déplacer, la possibilité de choisir ses études et son métier, de contrôler sa sexualité , de choisir d’être mère ou non, de travailler(même si le combat de l’égalité salariale est toujours d’actualité), de participer à la vie citoyenne etc. De plus les études sur le « genre » permettent de réduire les préjugés sur les prétendues faiblesses et forces de femmes, où d’une quelconque différence entre les sexes. Enfin, les héroïnes féminines au cinéma et dans les séries n’ont jamais été aussi nombreuses : elles sont aussi fortes( Arya Stark); aussi puissantes( Michonne)aussi rusées( Claire Underwood), aussi intelligentes (Cristina Yang) , aussi courageuses(Ellen Ripley) ,aussi revanchardes( la Mariée) , aussi leader ( Lagertha), aussi professorales( Annalise Keating), aussi libertines( Samantha Jones), aussi entreprenantes( Quinn King), aussi intellectuelles( Dr Quinn), aussi aventurières( Anne Bonny), aussi engagées(Samantha White), aussi créatives( Peggy Olson), aussi professionnelles (Scully) , aussi rebelles (Katniss Everdeen)  que les hommes.

La question en tant qu’anarchiste se pose toutefois : peut-on toutefois se réjouir du féminisme de nos jours? Si la réponse peut être positive quand on voit les soulèvements contre les hommes privilégiés tels que Polanski ou Weinstein ou l’engagement des femmes dans les causes qui leur tiennent à coeur, on peut se demander si la recherche du pouvoir et de certains postes de responsabilité de  certaines femmes ne tiennent pas  compte d’une certaine aliénation. La réponse à ces questions en général serait que ces femmes sont passées de la domination masculine maritale à celle de leurs patrons. Nous pourrons aussi dire de leurs patronnes car bon nombre de femmes sont aux postes de responsabilités. Comme le note Mina Loy, les femmes se battent pour des carrières libérales et commerciales, ce qui plairait à Elisabeth Badinter, et souhaitent comme les hommes intégrer la dynamique capitaliste et dominer comme eux.

Je veux un féminisme radical sans capital, un féminisme qui refuse les rapports de domination, qui prône l’égalité, l’aventure, l’autonomie absolue par rapport  aux hommes mais aussi du TRAVAIL et du SALARIAT, un féminisme qui ne se soumet pas aux diktats de la société, au validisme, à la compétition,aux métiers valorisés socialement même s’ ils sont stupides : (communicant,patronne d’une start up de mode, trader,  voire politicienne etc), qui ne stigmatise les prostituées et les actrices porno, qui ne passe pas son temps à donner des leçons aux autres pays sans essayer de connaître leurs cultures et leurs histoires, et qui d’ailleurs devrait sortir de leur narcissisme et se rendre que le féminisme était Africain, Asiatique, Arabe , bien avant de devenir un concept en Occident, et que des femmes puissantes ont existé dans ces contrées dès l’Antiquité, qui ne marginalise pas les femmes voilées, etc, qui récuse le culte de l’argent et de la réussite professionnelle, qui met en valeur les activités socialement utiles. Je veux un féminisme rebelle et libertaire, libéré des contraintes sociales.

 

 

Je comprends mais comprends-moi

A TOI,

 

L’Amour n’est rien sans tes yeux sur toi , mon ange, mais il faut que l’on se quitte.

Je ne sais pas si tu liras cette lettre jusqu’au bout,  mais je tiens quand même à m’exprimer une dernière fois.

J’ai beaucoup réfléchi et je crois que nous devons regarder la situation avec lucidité : notre couple ne fonctionne pas. Les crises de colère et de nervosité, à ce niveau d’intensité , révèlent que nous ne sommes pas heureux, pas en harmonie. Il ne s’agit pas de quelques disputes au quotidien, ou de quelques différents passagers et sans gravité, mais de véritables divergences comme tu l’as dit, mais aussi de frustrations et de douleurs.

Nous ne parvenons pas à communiquer sereinement sur nos souffrances mutuelles. Certes, nous n’avons pas forcément la même vision  de la limite à ne pas franchir : tu mas fait comprendre que dormir à côté d’un autre gars est une trahison, je ne partage pas ce point de vue pour quelques raisons( je dors sans optique dé séduction et sans plaisir quelconque), et j’estime avoir le droit de maintenir cette position.

Je regarde cependant toutes les erreurs que j’ai commises, et elles sont nombreuses : le texto mal placé, l’épisode à Aurillac, les clés, le gaz. Tu les as toutes pardonnées avec générosité. Toutefois, l’épisode à Aurillac a entraîné une jalousie extrême(déjà latente) difficile à supporter :les scènes , les suspicions, le fait de ne pas être crue. Cela occasionne un stress permanent et un sentiment d’injustice quand on sait qu’on ne fait rien. La confiance est l’une des composantes essentielles d’une relation. Si on la perd, je crois qu’on est prêt de tout perdre. Notre relation était peut-être perdue depuis le début.

Je suis consciente que tu as beaucoup souffert dans tes anciennes relations mais je ne peux pas être le bouc émissaire du passé ad vitam aeternam.

J’ai l’impression de t’avoir trahi mais pas là où tu le penses. Je doute depuis longtemps pour diverses raisons, j’aurais du te confier ces doutes, et peut-être même partir. Je le sais, tout est de ma faute, je me suis engagée trop vite sans être sûre de moi, sans être impliquée jusqu’au bout. Cette décision a plus d’impact que tu le crois, car elle m’a poussée à faire un choix prématuré, ou à ne pas te quitter  à temps, ce qui est ma véritable trahison. Or , ce choix a impliqué  un renoncement qui ressemble de près ou de loin à un sacrifice. Je vais te le dire tout de suite : je n’arrive plus à supporter les reproches d’égoïsme, de hurler d’assumer mes choix, voire même ceux sur Aurillac, même si tu ne le penses pas ou que c’est l’alcool. Je sais que tu ne sais pas de quoi je parle, mais le décalage que cela crée entre nous sur les événements sont énormes. Et je n’accepte plus les accusations de manipulation. Tu peux considérer que tout est de ma faute, jouer l’éternelle victime d’un entourage malveillant, et me trouver injuste. Il n’empêche, si tu refuses de voir ou d’admettre que les autres font des efforts pour toi, je vois mal comment tu peux réussir à construire des relations saines(en tout avec moi).

Tu ne peux pas exiger des autres ce que tu ne leur accordes pas : assumer tes choix,admettre tes fautes sans excuses, et faire face à tes responsabilités.

Je dois aussi comme tu le sais penser à moi. Je sais que tu n’approuves pas toutes mes décisions et je ne te demande pas de le faire. Toutefois, venir te voir, me consacrer à toi me demande du temps . Cette année, je n’ai pas fait grand-chose , je m’en suis rendue compte en discutant avec mes amis. J’ai aussi besoin de me construire en tant que personne, de construire mon projet quelque part, pour moi, pour mon autonomie. Je ne dis pas que ce n’est pas sans risques, que je ne me casserai pas la gueule, mais qu’est-ce qui n’est pas sans risque ? Tu me dis que je vais retourner à la case , sans rien. Mais si je reste accroché à toi, si je te suis partout où tu vas, et que l’on se sépare demain, que me reste-t-il ? Tu as tout le pouvoir quand tu es chez toi, et tu me fais comprendre que ce n’est pas chez moi. Je ne peux pas continuer ainsi. Tu me reproches constamment de rester inerte, mais quand j’essaie de bouger et que ça s’éloigne de toi, tu essaies de me retenir. Pourtant, à la fin, je me retrouve sans rien.

 

Tu dois aussi te concentrer sur tes projets et tes objectifs. Tu n’as pas à faire des concessions pour moi ou qui que ce soit d’autre. Je ne peux pas te reprocher tes choix ni tes désintérêts. Tu as des responsabilités vis-à vis de toi-même. Je n’ai pas le droit de t’imposer un mode de vie qui ne te conviendrait pas où qui te causerait une peine inouïe. Et c’est ce qui se passe quand je voyage : tu es inquiet et nerveux. Je te rends ta quiétude en te rendant ta liberté.

Je tiens à terminer sur ce que tu représentes pour moi en dernier lieu( et j’espère que tu es jusqu’au bout de cette lettre)  : un véritable don de soi. Tu m’as attendue pendant plus d’un an. Aucun garçon ne l’a fait avant toi.  C’est la preuve que tu m’aimais vraiment, car comme dit Camus, « il n’y pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour »C’est l’un des plus beaux actes d’amour qui existe au monde. J’imagine que l’impossibilité d’assouvir tes désirs a du être une véritable épreuve. Il est temps d’y mettre fin. Je dois le faire pour ton bien. Tu mérites une femme qui te fasse comme l’amour avec passion et ardeur, qui te désire au plus profond de son être de manière viscérale, sauvage et bestiale.

Je ne veux pas oublier les autres bons  moments, les balades en forêt ; surtout les premières semaines où tout était si parfait, ù tu étais si gentil, si protecteur, si attentionné. Je n’oublie pas les moments de tendresse, je n’oublie pas ta bouche sur mon corps, tes yeux sur moi.

Je crois pourtant qu’il faut nous séparer, pour ton , pour mon bien, pour notre bien, et si tu veux tout sera de ma faute.

J’espère vraiment que tu trouveras la paix.

Quoiqu’il arrive, je reste ton amie, je serai toujours là pour toi.

Adieu.

 

 

 

Zombies

Le zombie est une créature issue du folklore haïtien devenue une icône à part entière de la culture populaire. Ce fut le l’oeuvre cinématographie de George A Romero qui inaugura en 1983 la mode du « zombie » dans le film éponyme. Depuis cette année fatidique, le mort vivant fascine les spectateurs à travers des romans(Guide de survie en territoire zombie, Warm Bodies), des films( la série des Zombies de Romero, WWZ,Je suis une légende, Dernier train pour Busan etc), des séries( Z Nation, Santa Clarita Diet, Walking Dead,etc), des BD(Walking Dead la fameuse) , des jeux vidéos(Resdient Evil).

Le zombie est pourtant l’antagoniste le plus inintéressant qui existe: il n’ a aucune personnalité, ni psychologie(encore moins qu’un antagoniste basique d’héroic fantasy),ni stratégie, ni réflexion, ni sentiment, ni volonté, ni capacité de dialoguer.Iil n’a même plus de nom.  C’est un être désincarné. Il se déplace en horde, rampe et a envie de chair humaine. Dans la quasi totalité des œuvres citées, les héros, se contentent de leur échapper, de les affronter et de ne pas devenir comme eux.

L’attrait qu’il exerce sur les spectateurs devrait étonner. Qu’est-il censé représenter dans l’inconscient collectif?Il renvoie probablement à une vision apocalyptique du monde : l’effondrement de l’humanité en un quart de seconde , donc l’effondrement spectaculaire et rapide de la civilisation. Un retour au primitif, à la bestialité…

Je le vois surtout comme la conscience -ou une espèce de prophétie nichée dans l’inconscient de chacun d’entre nous, donc dans l’inconscient collectif- de la disparition de l’espèce dans d’atroces souffrances. Allons droit au but : nous savons tous que le réchauffement climatique et la sixième extinction de masse porteront un coup fatal à l’environnement( sécheresse, températures insupportables, raréfaction de l’eau potable) et à la biodiversité( disparition des espèces , ce qui entraînera l’ augmentation des maladies,la diminution de la nourriture). Les famines seront de plus en plus nombreuses et de plus en plus terribles, et qui dit famine à répétition, dit abandon du travail, abandon des activités, sacrifice des animaux ,  maladies et bien sûr cannibalisme en dernier recours. Les catastrophes dues au réchauffement climatique(en Californie par exemple, la fonte des glaciers) vont bien sûr faire s’effondrer les activités humaines(pour la plupart virtuelles, car l’économie, l’argent sont des virtualités) et renvoyer l’Homme aux réalités qu’il a trop longtemps ignorées : la terre, l’arbre, ce qu’on appelle à tort ou à raison « nature ». L’homme habitué à son confort sera incapable de s’adapter (devenu trop faible) à son environnement immédiat et dégénérera en une espèce nonchalante inapte  à la discussion. De plus, entre les problèmes de sécheresse, les grandes villes sans possibilité de s’autonourrir (le cas de Paris) et les isolements successifs de chaque agglomération pour cause d’arbres tombés , d’incendies ou de tsunami, surgira la famine. L’être humain.e devra retourner à ses besoins primaires dans le simple but de survivre : boire et manger. Or, comme il n’y aura plus rien à manger(puisque tout aura disparu ou pourri), ille devra bien sûr consommer ce qu’il trouve, c’est-à-dire d’autres humains. les cas de cannibalisme seront nombreux et même la norme jusqu’à la disparition complète de l’espèce.  Vous l’aurez compris , les êtres humains vont progressivement se transformer en « zombie » qui devront lutter à mort pour leur survie.

Le succès de ces oeuvres reflète la conscience humaine de son avenir apocalyptique proche s’il ne change pas son mode de vie et s’il n’accepte pas de vivre en adéquation avec son environnement. 

( Dans la série Walking Dead, ce sont justement ceux qui parviennent à se réadapter à la nature qui survivent, tandis que ceux les gens trop habitués à leur confort sont vaincus. C’est pourquoi les héros créent des espaces protégés)

Neuro Atypisme et Validisme

Le neuro- atypisme  concerne les autistes, les dyslexiques, les TDAH , les surdoués, les troubles  dit psychiques( borderline, bipolaires ,  histrioniques voire schizophrènes ).

Un neuroatypique n’adopte pas un comportement conventionnel en société en refusant de respecter les codes sociaux. Les neurotypiques ont tendance à les juger et à les mettre à l’écart.  Il est toutefois assez difficile de savoir si c’est un trait de caractère ou un véritable trouble psychique. Les personnes atteintes de TDAH sont-elles simplement distraites ou attardées? Les bipolaires et les borderlines des personnes surexcitées et déviantes à la limite du comportement criminel? La société est en général psychophobe(au point d’avoir placé l’anticonformisme comme trouble mental dans le DSM américain). On peut aussi se demander si cette tendance à classer les comportements n’est pas la réelle psychophobie.

Le surdoué est quelqu’un à l’intelligence surefficiente : leur esprit contient un trop plein de pensées qu’ils ne peuvent canaliser. Malgré leur grande intelligence , ils n’arrivent pas à s’intégrer, incompris par leur entourage. Les TDAH   sont des rêveurs qui ne parviennent pas à se concentrer. Ils font parfois preuve d’une grande imagination et d’une grande créativité. Les autistes, y compris ceux qu’on considère comme « déficient « ou « régressif »,  sont dotés d’une capacité intellectuelle hypertrophiée ou peut-être de capacités cognitives sur développées telle la poétesse Babouillec, auteure d’un chef d’oeuvre de poésie :  Algorithme Eponyme.

Comprendre tout de suite, montrer des grandes capacités analytiques dans tous les domaines, sauter plusieurs classes, rédiger des dissertations à la structure exemplaire : c’est à tout cela qu’on réduit l’intellect. Les neuroatypiques nous obligent à revoir la définition de notre intelligence : ils préfèrent l’intuition et l’imaginaire à la pensée abstraite, la formation d’images, le dérèglement du langage, la liberté de forme , l’extravagance des sentiments et la démesure plutôt que l’obéissance aveugle aux règles , et surtout aux méthodes.

La poétesse Babouillec a été diagnostiquée autiste déficiente. Elle bave, ne sait pas faire ses lacets, n’a pas été consciente de ses pieds jusqu’à la vingtaine, ne sait pas s’exprimer correctement à l’oral. A l’écrit, elle est géniale :  » Fais-moi une place dans la chaîne à penser, crie en majuscule le silencieux fils d’Ariane coupé du reste du monde.
Le dialogue est un état de permanence le noir un état de survivance.
La petite étincelle spleen dans mes circuits comme une auto-tamponneuse. C’est jour de fête là-dedans, tout le monde s’amuse, sauf moi.
Le remue-méninge qui squatte la boite à trier les infos pète mes neurones timbrés en partance pour nulle part. Cette jeune femme inapte dépasse en puissance créatrice  les plus grands poètes ou philosophes de notre époque. Elle déploie une imagination étonnante à travers les mots.  Je crois que cela signifie quelque chose. On ne peut pas enfermer ou décrire l’intelligence comme le voudraient nos experts. L’augmentation des troubles psychiques est peut être aussi une réaction de notre esprit contre le validisme, cette norme sociale nous forçant à être « capable »(mutlitâche, sportif, brillant intellectuellement) selon les critères de la société. Selon moi , Babouillec est la réponse poétique et artistique, la réponse du génie face au validisme étriqué. Elle tire sa puissance de son incapacité sociale et intellectuelle, parce que la norme validiste échoue à mûrir les intelligences. (elle les fige dans un état stagnant, mais c’est un autre sujet).

Il est bien que nous ayons intégré dans nos luttes anticapitalistes, antispécistes, antiracistes, etc l’antivalidisme ou l’anticognitivo-validisme car les préjugés et les discriminations à l’encontre des neuroatypiques doivent cesser. De plus, nous devons lutter contre une médecine psychiatrique qui a tendance à vouloir les médicamenter et les normer plutôt que de les aider à développer leurs talents.  D’autre part, nous devons aussi apprendre à respecter les comportements et les réactions de chacun d’entre nous plutôt que vouloir se plier à tout prix aux conventions sociales(souvent ridicules)

A chacun son intelligence.

 

 

 

Le Grand Soir au coeur de la Nuit

Trois jours. Plus de 20 semaines et la plus longue pièce de théâtre de tous les temps.

En une nuit sans fin où les heures ont été survolées,

Les passants désoeuvrés se sont soulevés contre les usurpateurs du travail.

Tout le pouvoir s’effondrera sur la liberté car la liberté sera le tombeau du pouvoir.

La devise sera pourtant égalitaire pour joindre les deux bouts :

L’argent n’a pas d’odeur mais il pue quand même.

 

Sous les pavés de lutte,

Une étrange lueur flottante,

Ou nul espoir ne tangue,

La rage s’arrache enfin de nos cœurs

Se dévoile la puissance du peuple,

Le soulèvement des hommes et des femmes,

la Révolution.